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MFS  >  Publications  >  Cyclisme, technologie et science (mars 1998)

  1. Introduction générale au sport moderne

 

Le sport, comme la science, est approximativement né durant la brillante période de l’Antiquité. A l’époque, les deux n’avaient absolument aucun contact. Les scientifiques pensaient et les athlètes s’adonnaient à la culture physique. Muscles et cerveau étaient deux choses bien distinctes.

Ce raisonnement a traversé les siècles sans pour autant se modifier. La science ne prêtait aucune importance aux activités sportives, qu’elle considérait comme purement physiques, avec éventuellement un rôle de détente sur le plan moral. De leur côté, les sportifs ne lui portaient guère plus d’attention.

Ce n’est que durant ces 20-30 dernières années que le fossé séparant ces deux domaines commence à se combler. Mais alors, comment expliquer cet intérêt subit des scientifiques pour les sportifs et vice-versa ?

Une des premières raisons paraît évidente, il s’agit des sports mécaniques, la Formule 1, par exemple. Dans ce cas, les deux sont indissociables. Le sportif et les scientifiques (ingénieurs) des grandes écuries ne peuvent êtres séparés. Les uns recherchent des nouveaux moteurs plus puissants, des formes plus aérodynamiques, des pièces plus légères, etc.., alors que les autres pilotent les engins mis à sa disposition. Dans ce sport de pointe, les deux domaines sont pour ainsi dire devenus complémentaires.

Les autres sports concernés plus au moins directement, sont tous les sports qui nécessitent un quelconque accessoire : le cyclisme avec le vélo, l’aviron et ses embarcations, le tennis et ses raquettes, etc.. Dans toutes ses disciplines, on retrouve à un certain stade une intervention des savants et des chercheurs de ce monde.

Les cyclistes vivent pratiquement avec leur médecin et leur mécanicien personnels. Les ateliers de recherche des grandes marques ( LOOK par exemple) engagent des ingénieurs pour concevoir des machines toujours plus performantes.

Les canotiers, ainsi que les tennismen, dépendent également de la science. Les embarcations et les raquettes sont l’œuvre des chercheurs spécialisés dans la fibre de carbone.

Restent alors les sports ne nécessitant aucun accessoire particulier, lequel aurait suscité des centaines de remises en question. Je pense ici aux sports de force (haltérophilie, poids, etc.) et aux sports de stade (course à pied, saut en hauteur, etc.).

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, la science s’est également infiltrée ici. Des docteurs analysent la condition physique des athlètes, ainsi que leurs mouvements musculaires durant l’effort, alors que d’autres, plus farfelus, se passionnent pour l’aérodynamie des coureurs de 100 mètres !

Actuellement, le sport et la science sont quasiment mariés, alors qu’il y a tout juste trente ans, les liens les unissant étaient très minimes. A mon avis, cela s’explique de la manière suivante : pour moi, une chose est sûr, aucun des deux n’est allé vers l’autre, mais ils se sont rejoints petit à petit.

La science s’intéresse toujours plus à certains détails qui pouvaient paraître ridicules il y a encore quelques années. Ce phénomène s’explique par le nombre croissant de personnes qui étudient. Donc, peu à peu, de nouvelles branches se sont dirigées vers le sport, qui de son côté ne lui était pas entièrement indifférent.

En effet, les compétitions modernes deviennent de plus en plus exigeantes. Le public réclame des records, des exploits, ce qui pousse les sportifs à se surpasser un peu plus chaque jour. Jusqu’à ce qu’ils atteignent leurs limites. C’est précisément ici que la science va entrer en jeu. Le monde du sport va lui demander des solutions pour aller encore plus loin. Les universitaires, toujours plus nombreux, vont s’empresser de lui fournir des réponses pour la plupart très satisfaisantes. C’est ainsi qu’à mon avis le mariage à pu voir le jour.

Actuellement on peut se poser la question suivante: " est-ce que ce mariage, qui à l’origine avait de bonnes intentions, apporte de bonnes solutions au sport ? "

Oui et non ! Les avantages sont certainement nombreux dans toutes les disciplines, on peut citer les meilleurs suivis médicaux qui évitent les dégradations physiques et psychologiques chez le sportif, l’amélioration des accessoires qui permet de pratiquer dans de meilleures conditions de confort. Mais j’ai plutôt envie de tourner l’attention sur un immense désavantage qui n’aurait su naître sans l’aide de la science : le dopage !

Ce dernier n’existerait sûrement pas si des biologistes et des chimistes mal intentionnés n’auraient pas cherché la solution pour modifier l’organisme. Le dopage, que l’on pourrait appeler " le cancer des fédérations sportives " est un des résultats négatifs d’un mariage qui n’aurait jamais eu lieu durant l’Antiquité, l’époque où le sport était encore sain.

Ce fléau est-il la conséquence d’un mariage contre nature …

 

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